Leçon 1: Les armes de poing

Les pistolets et les révolvers

Comme leur nom l’indique, les armes de poing concernent toutes armes utilisables d’une seule main et facilement dissimulables du fait de leur petite taille. Les armes de poing sont des armes à canon court. Avec le pistolet, avec ou sans silencieux, les munitions sont placées dans un chargeur amovible, appelé aussi “magasin”, bien que certains modèles de pistolets existent sans chargeur. Il s’agit alors de pistolets dits “à un coup”, comme le pistolet à air comprimé.

Avec un revolver, les munitions seront placées dans une pièce cylindrique tournante appelée “barillet”. D’où d’ailleurs le terme revolver qui vient de “volvo”, signifiant “tourner, rouler” en latin.

La plupart des revolvers (comme ceux que l’on voit dans les films de western) permettent de tirer seulement six coups avant qu’il ne soit nécessaire de les recharger. À chaque tir, le barillet tourne pour présenter une nouvelle munition au canon, jusqu’à ce que toutes les munitions aient été utilisées. Les pistolets permettent quant à eux de tirer plus de munitions (jusqu’à une trentaine).

Définitions 

La détente : (trigger) La pression sur la détente, transmet un mouvement mécanique pour la percussion.

La gâchette : (trigger) Il s’agit de la pièce qui tient et qui relâche directement le percuteur pour pouvoir tirer.

Le percuteur : (striker, firing pin) Pièce qui vient impacter l’amorce pour provoquer la mise à feu.

Le chien ou marteau : (Hammer) C’est l’élément qui va frapper le percuteur.

La platine : Terme utilisé pour désigner le système de mise à feu

La platine simple action : Il s’agit du mécanisme le plus simple, il faut armer le marteau manuellement en tirant sur la crête du marteau. A ce moment-là, la détente est synchronisée au marteau via le bec de la gâchette qui permet de maintenir le marteau en position arrière. Il est alors sous pression grâce à un ressort situé dans la poignée. Dès lors que l’on appuie sur la détente, on libère les pièces et le coup part.

La platine double action : On l’appelle double action pour deux raisons : en appuyant sur la détente, le système double action permet d’armer le marteau et de tirer en appuyant simplement.

Il est donc inutile de l’armer manuellement. Il existe des armes qui fonctionnent en simple et en double action et certaines mêmes uniquement en double action. En ce qui concerne la platine double action, en appuyant sur la détente, on permet de repousser le marteau jusqu’au point de relâchement et donc engendrer le tir.

La platine Safe Action : Lorsque l’on parle de système Safe-Action, on parle de Glock. Ce que la plupart des gens appellent « Safe-action » est en fait un mix entre simple et double action mais plus techniquement, on devrait l’appeler : une platine à percuteur partiellement pré-armé.

La détente est liée au percuteur qui est déjà légèrement sous pression mais qui ne peut pas avancer car il manque d’énergie. Au moment où l’on appuie sur la détente, on va en fait continuer l’armement du percuteur et aussi le relâcher, d’où la similitude avec le système de double-action.

Ils existent donc, des armes de poing qui fonctionnent en simple action seulement (single action only), d’autres qui fonctionnent en double action seulement (double-action only) et d’autres encore qui permettent le tir dans les deux configurations. On parle alors d’armes en double et simple action.

Les munitions – cartouches

En règle générale, les munitions sont composées de cinq éléments :

La douille (ou étui)

La capsule d’amorçage

L’amorce de la capsule

La poudre (ou charge propulsive)

Le projectile

La douille

Sa fonction primaire est de solidariser l’ensemble des éléments entre eux. Elle constitue le récipient pour la poudre et le dispositif d’allumage (amorce et capsule d’amorçage).

A son extrémité (appelé collet de la douille), se trouve le projectile serti entre les lèvres de la douille. Le sertissage est généralement enduit d’un vernis ou d’une couche de graisse afin d’éviter que l’humidité pénètre à l’intérieur de la cartouche et n’atteigne la poudre.

La capsule d’amorçage et l’amorce

Lorsque l’on parle d’amorce, on fait référence d’une part à l’explosif primaire qui va servir à enflammer la poudre à l’intérieur de la douille, mais aussi à la capsule contenant cet explosif. La principale caractéristique de l’explosif primaire est sa forte sensibilité aux chocs et aux frictions. Un simple choc au niveau de la capsule d’amorçage suffit à déclenche le processus de mise à feu.

Il existe deux types d’amorce :

Les cartouches à percussion annulaire

Dans ce genre de cartouche, il n’y a pas de capsule d’amorçage. L’explosif primaire est réparti dans le bourrelet de la douille et va s’enflammer dès que le percuteur annulaire va venir taper le culot de la douille. Aujourd’hui, très peu de munition possède ce genre de percussion.

Les cartouches à percussion centrale

La capsule d’amorçage contient l’explosif primaire qui va s’enflammer dès sa compression entre le percuteur et l’enclume (sorte de protubérance située au fond du logement de l’amorce, sur laquelle l’amorce va s’écraser lors de la percussion).

La charge propulsive

La charge propulsive utilisée pour les armes à feu était la poudre noire (composée généralement de 75% de nitrate de potassium (salpêtre), 15% de charbon de bois et de 10% de soufre). Le principal but de la charge propulsive est la production de gaz permettant de propulser le projectile hors du canon et de réarmer le système de percussion pour les armes semi-automatiques et automatiques.

Le projectile

De nos jours, il existe un très grand nombre de formes de projectiles et de type / composition de chemisage. Les projectiles peuvent être classés dans les deux catégories suivantes :

· Les projectiles homogènes (une seule matière ex. plomb nu)

· Les projectiles chemisés (ex. noyau en plomb avec chemisage cuivre)

Les autres types de cartouches

Les cartouches à blanc (appelées aussi cartouches de marquage) ne contiennent pas de poudre. L’extrémité de la douille s’ouvre sous l’effet des gaz provoquant ainsi une détonation.

Les cartouches incendiaires sont composées majoritairement de phosphore. La plupart des projectiles incendiaires modernes sont composés de substances explosives et incendiaires. Les cartouches perforantes concernent des munitions dont le noyau est dur (en acier, téflon ou céramique). Les cartouches explosives contiennent environ 1 gramme de nitrocellulose ou de tétryl contenu dans une amorce placée dans la tête du projectile ou au milieu de celui-ci.

Le calibre

On parle de calibre réel lorsqu’il s’agit du diamètre d’un projectile et de calibre nominal quand il s’agit de l’appellation de la munition. Il arrive que le calibre réel ne corresponde pas exactement au diamètre réel du projectile.

Le canon

Qu’est-ce qu’un canon rayé et à quoi ça sert qu’il soit rayé ?

Un canon rayé est rayé à l’intérieur. Des rayures en spirale sont réalisées à la fabrication. Elles sont bien visibles lorsqu’on regarde dans le canon. La balle en partant va frotter très légèrement sur ces rayures “tournantes” et ce contact va lui donner un mouvement de rotation autour de l’axe correspondant au tir. Si une toupie est mise en rotation autour d’un axe vertical, elle reste verticale jusqu’au moment où elle arrête de tourner.

La balle est ainsi lancée en rotation comme une toupie (non pas autour d’un axe vertical mais sur l’axe central du canon). La balle va donc pouvoir garder sa pointe qui a une forme de tête de fusée (d’où son autre nom “ogive”) dans la bonne direction pour bien fendre l’air et ainsi rester sur la trajectoire balistique prévue. Les rayures internes du canon ont donc un effet stabilisant sur le projectile.

Le chargeur

Permet d’emmagasiner les munitions, d’où son appellation parfois de magasin.

Arme approvisionnée, signifie une arme dont le chargeur est rempli, on dit aussi garni.

La poignée, la crosse, la carcasse

La poignée (grip) appelée aussi carcasse, est la partie inférieure de l’arme. En fonction des modèles, on peut aussi dire la crosse, surtout si la poignée est recouverte de plaquettes de crosse (grip panel) en bois.

La culasse ou la glissière (Slide)

Carcasse métallique qui recouvre le canon et forme le haut de l’arme.

Fenêtre « de chambre – d’éjection » (Ejection window)

La plupart des armes éjectent les douilles vides vers la droite et/ou vers le haut via cette fenêtre. Lorsque la glissière recule, on voit la chambre (chamber) située au-dessus du chargeur et derrière le canon, l’extracteur (Extractor) et l’éjecteur (Ejector).

Organes de visée

Guidon – Mire ou hausse.

La détente (ou queue de détente) (Trigger) et le pontet (Trigger guard)

L’appellation « gâchette » est incorrecte en Français, cela désigne une pièce interne du système de détente. La confusion résulte de l’appellation Anglo-Saxonne qui utilise parfois le même terme pour les deux éléments (trigger) (déclencheur).